Journal
Notre histoire, deux destins croisés
Une rencontre dans un train, une passion pour le levain, puis la recherche d'un fournil de montagne pour faire naître PAIN LIBRE.
Tout a commencé un 1er août, dans un train entre Dijon et Pontarlier. Ce qui aurait pu rester un simple moment suspendu est devenu le point de départ d’une aventure commune, faite de pain, de levain et d’un projet de vie partagé.

Un rendez-vous inattendu
Le 1er août reste une date à part pour nous. Nos chemins se sont croisés à bord de ce train reliant Dijon à Pontarlier, puis la conversation s’est naturellement prolongée une fois arrivés. Nous avons marché, parlé, laissé filer les heures avec cette impression rare que quelque chose d’important était en train de commencer.
À ce moment-là, pourtant, chacun suivait sa route. Elodie s’apprêtait à partir sur le GR du Jura. De mon côté, j’allais rentrer à vélo jusqu’à Lausanne. Rien n’était écrit, mais ce hasard a ouvert une trajectoire nouvelle.
Construire un chez-nous à Dijon
Les mois suivants ont été faits d’échanges sans fin, de retrouvailles et d’une évidence de plus en plus forte: il fallait vivre cette histoire pleinement. J’ai alors choisi de m’installer à Dijon pour nous rapprocher et, après plusieurs recherches, nous avons trouvé l’appartement dans lequel poser les premières pierres de notre vie commune.

Ce lieu a vite pris une dimension particulière. Plus qu’un appartement, il est devenu notre point d’ancrage, l’endroit où les idées se sont précisées et où les envies ont commencé à prendre forme.
La passion du levain
Vivre au cœur de Dijon, grande terre de gastronomie, a nourri encore davantage notre curiosité pour les fermentations et pour le pain vivant. Elodie s’est d’abord mise à expérimenter à la maison, entre yaourts et premiers pains, avant d’entrer plus franchement dans le monde de la boulangerie.
Ses envies d’apprendre et d’aller plus loin l’ont ensuite menée à l’École Internationale de Boulangerie, une formation reconnue pour son exigence autour du levain naturel. Cette étape a marqué un vrai tournant. Elle a donné de la consistance à un rêve qui, jusque-là, était encore en gestation.

Avec beaucoup de travail, de confiance et un soutien mutuel constant, l’idée d’un fournil à nous a cessé d’être une simple projection pour devenir un horizon concret.
Le fournil de montagne
Une fois cette conviction installée, il a fallu trouver l’endroit juste. Nous avons visité, cherché, douté parfois, puis un village de montagne s’est imposé à nous. Nous y avons découvert un charmant fournil tenu par un couple dont les pains étaient vendus sur le marché.

Ce lieu avait tout ce que nous espérions: une échelle humaine, un ancrage local et la promesse d’un travail sincère, proche des habitants comme des saisons. C’est là que PAIN LIBRE a commencé à prendre sa forme la plus concrète.
L’aventure continue
En regardant le chemin parcouru, nous voyons surtout une suite d’étapes reliées par la même énergie: se soutenir, apprendre, faire de la place à ce qui compte vraiment et partager un pain au levain naturel que nous aimons profondément.
Ce premier article du journal raconte d’où nous venons. La suite parlera de ce que nous construisons aujourd’hui, au fournil, fournée après fournée.